Comment établir les coûts d’une rénovation ?

L’envie de changer de décor, la construction d’une extension de la maison, la restauration d’une pièce... différentes situations peuvent décider un propriétaire à rénover sa demeure. 

Les travaux de rénovation exigent généralement un certain budget. Pour éviter de mauvaises surprises, il est donc essentiel de déterminer au préalable la nature des interventions à réaliser. Ceci peut permettre d’avoir une estimation précise du coût total de la rénovation.

Qu’est-ce qui impacte un devis ?

Donner les montants exacts des coûts d’un projet de rénovation n’est pas évident. Des imprévus peuvent se présenter, même en pleine réalisation des travaux.

Plusieurs éléments sont pris en compte dans l’établissement de votre devis dont :

  • du corps de métier, 
  • de l’envergure du chantier, 
  • de l’état des pièces à restaurer, 
  • des types de travaux à réaliser, des matériaux à utiliser, 
  • du niveau de réfection à faire et 
  • du coût des prestations.

Pour vous donner un chiffre précis, le prix d’une rénovation se situe entre 200 € à 1 800 € le m². Rappelons que ce tarif est défini en fonction du niveau des travaux à réaliser : simple, intermédiaire, lourd ou complet. 

L’état général de la maison ou de l’appartement à réhabiliter peut également impacter sur le coût de la rénovation. Les travaux peuvent s’élever en moyenne à 41 000 € TTC si le bâtiment est en mauvais état. Pour un bien immobilier encore en bon état, 16 000 € TTC suffisent déjà. 

Pour une rénovation nécessitant des travaux d’électricité, de plomberie et d’assainissement, le prix peut atteindre les 20 000 €.

Il est conseillé de faire appel à un professionnel pour estimer l’ampleur des travaux de rénovation. Les experts peuvent également repérer facilement les vices dissimulés qui peuvent fausser vos calculs. De plus, un pro peut vous donner un devis détaillé des coûts des travaux à réaliser.

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Prix rénovation en fonction de la surface

Le coût des travaux de rénovation va dépendre de plusieurs paramètres, mais plus particulièrement de la surface des chantiers. Ce coût peut être calculé par mètre carré, que ce soit pour une rénovation partielle ou une rénovation complète. Ce prix peut aussi varier en fonction des catégories des travaux à faire comme :

  • Les gros œuvres sont plus coûteux à cause de leur complexité. Sont considérés comme gros œuvres : la rénovation de toiture dont le m² varie entre 185 € et 275 €, et pour le changement de tuile le tarif peut aller jusqu’à environ 145 € le m². Après, les revêtements mûrs et sols peuvent vous coûter approximativement entre 10 € à plus de 100 € le m². Pour le plafond, il faut prévoir dans les 265 € le m² au maximum. Ensuite, les travaux de maçonnerie dont le coût est à partir de 30 € le m² au minimum. Puis la rénovation charpente peut être facturée à plus de 21 000 € le m².
  • Les travaux d’aménagement sont plus ou moins chers. Ces types de travaux incluent entre autres l’abattage d’une cloison avec un coût pas plus de 30 € le m², l’extension d’une maison qui coûte environ 830 à plus 2 100 € le m², l’aménagement des combles qui peuvent dépasser les 2 600 € le m².
  • La rénovation énergétique concerne souvent l’isolation. Les prix des travaux d’isolation peuvent varier à peu entre 23 à plus de 90 € le m², cela en fonction de l’endroit à isoler, plancher bas, mur intérieur ou extérieur, toit ou combles.

La rénovation énergétique

La rénovation énergétique permet de diminuer la consommation d’énergie et d’améliorer l’efficacité énergétique d’un bâtiment. Cette opération englobe plusieurs types de travaux dont : l’isolation, la ventilation et le chauffage. 

Les coûts des travaux de rénovation énergétique sont généralement très élevés. Voici quelques exemples précis :

  • La réalisation des travaux d’isolation thermique par l’extérieur peut vous coûter plus 15 000 €. Une pompe à chaleur peut vous revenir dans les 4 560 € jusqu’à 15 100 € environ. 
  • Le prix d’un chauffage solaire ou d’une biomasse en revanche va de 3 100 à plus de 15 000 €. 
  • Le tarif du chauffage à gaz et du chauffage électrique se situer à peu près entre 2 100 € et 7100 €.

Signalons qu’il existe toutefois des travaux de rénovation énergétique moins onéreux comme : 

  • L’isolation des planchers bas à environ 33 à 85 € le m²
  • L’isolation des murs et combles peut vous coûter dans les 28 à 95 € le m²
  • L’isolation des toitures qui constituent la couverture de la maison, peut vous revenir approximativement de 23 à 75 € le m²
  • Le changement de chaudière, le prix s’élève entre 560 à 2 580 €

Certes, les travaux de rénovation énergétique peuvent être dispendieux, mais ils sont à privilégier. Ces interventions peuvent vous faire profiter d’une rentabilité sur le long terme. En effet, cela permet de diminuer les dépenses énergétiques et d’économies sur la facture d’énergie.

Quel coût pour les travaux ponctuels ?

Vous souhaitez entamer des travaux ponctuels pour entretenir et embellir votre habitation ? Vous savez certainement déjà que même si les travaux sont minimes, ils engendrent toujours des coûts. 

Quels que soient les types travaux ponctuels à effectuer (rénovation de peinture, revêtement de sol, changement de serrure…), les professionnels pratiquent chacun leur prix. De plus pour ces travaux, les prix horaires sont différents pour chaque corps du métier :

  • La prestation d’un peintre ou d’un façadier peut vous coûter dans les 20 € hors taxe de l’heure minimum ;
  • Pour le tarif horaire d’un menuisier, il peut varier entre 35 € à 60 € voire plus ;
  • Le prix de l’intervention d’un paysagiste pour votre aménagement d’extérieur est aux alentours de 30 € l’heure ;
  • Faire appel à un plombier pour la pose d’un receveur de douche, d’une baignoire, de robinetterie, ou des joints est dans les environs de 35 € et plus l’heure ;
  • L’intervention d’un maçon sur les petits travaux de maçonnerie comme la réparation d’une fissure est à peu près 30 à 60 € de l’heure.

Les coûts de travaux occasionnels dépendent également du prix des matériaux que vous avez choisis. La taille de la surface à couvrir pour le ravalement ou le revêtement influence également le montant de la facture.

Pour faire le bon choix, pensez à réaliser des comparaisons de prix afin d’être fixé et éviter d’avoir à regretter plus tard.

Peut-on négocier les prix avec les artisans ? 

Pour rappel, envisager des travaux de rénovation implique des coûts colossaux. Ainsi, il est indispensable de faire un devis avant le début des chantiers. Faire plusieurs comparaisons de devis est aussi de mise afin de trouver le prestataire qui offre la meilleure qualité prix. 

Souvent, certains artisans surévaluent les travaux faute d’incompréhension des besoins, ou par peur de ne pas rentrer dans ses frais. Dans de pareil cas, négocier le prix est la meilleure astuce pour réduire les coûts des devis. La négociation peut se porter sur plusieurs postes et dépend de plusieurs paramètres.

  • La marge de l’artisan : mettre en concurrence les artisans permet d’obtenir plusieurs rabais. Soumettre d’éventuels travaux futurs est aussi un bon argument. Proposer un paiement d’avance conséquent fonctionne également. Cela permet à un artisan d’engager moins de frais de sa trésorerie et soulager ainsi ses dépenses. Un artisan local octroie fréquemment un rabais du fait de la proximité du chantier vous évitant ainsi des frais de transport onéreux.
  • Le prix des matériaux : la négociation peut porter sur la qualité des matériaux à utiliser. Demandez par exemple à investir dans des produits de qualité standard, mais répondant aux normes. Acheter des produits haut de gamme n’est pas obligatoire, surtout si le rendu est le même. La connaissance du prix moyen des magasins spécialisés et des quincailleries ainsi que du coût du transport est nécessaire pour argumenter la négociation.
  • Le coût du temps de l’intervention : Laisser une marge de temps de réalisation peut éviter des surcoûts, des heures supplémentaires pour les ouvriers, et l’utilisation de gros moyens et matériels. 

Si le devis vous semble au premier coup d’œil raisonnable et abordable, plus besoin de négocier le prix. Vous inciterez ainsi l’artisan à être plus bienveillant sur le chantier. Mais vous pouvez négocier d’autres avantages comme une garantie supplémentaire et plus étendue. Ce serait plus bénéfique sur le long terme. 

Les aides pour financer ses travaux 

Le coût des travaux de rénovation étant souvent cher, différentes subventions de l’État peuvent vous servir. Ces dispositifs peuvent être perçus sous forme d’aides financières, de facilitations ou de diminution d’impôts.

Vous pouvez ainsi solliciter des aides tels que : 

  • Ma Prime Rénov : une aide de l’État qui permet la réduction du reste à charge des travaux de rénovation énergétique. Cette aide peut être attribuée à des propriétaires, des copropriétaires, des bailleurs, des occupants d’un bâtiment, quel que soit le niveau de ressources. Toutefois, le montant des aides sera fixé en fonction de leurs revenus. De plus, pour bénéficier de cette aide le respect de certaines conditions s’impose. L’appartement ou la maison doit être achevé depuis plus de deux ans et occupé à titre de résidence principale. Les travaux de rénovation doivent également être éligibles après examen de vos dossiers par l’agence nationale de l’habitat ou l’ANAH.
  • La prime d’énergie : le système des certificats d’économies d’énergie (CEE) permet d’abaisser la consommation d’énergie des logements et de bénéficier des travaux gratuits
  • L'éco Prêt à taux zéro : un prêt qui permet le financement de la rénovation énergétique de votre logement sans payer d’intérêt. Ce dispositif est accessible sans condition de ressources auprès d’une banque signataire de la convention de l’État. Les sociétés civiles non soumises à l’impôt sur les sociétés, les propriétaires, les copropriétaires et les bailleurs peuvent aussi proposer ce crédit. Le montant du prêt varie environ entre 15 000 € jusqu’à 30 000 € maximum.
  • La TVA réduite : un moyen pour réduire la facture, car les taux peuvent aller jusqu’à 5,5 % sur l’achat et la pose de nouveaux équipements énergétiques. Cette réduction vise l’amélioration des performances énergétiques et des travaux induits dans un logement existant depuis de deux ans au minimum.
  • La prime « coup de pouce » : une subvention locale permettant aux ménages en déficit énergétique de bénéficier d’aides pour financer les travaux de rénovation, quels que soient leurs revenus. Notez que le montant des primes dépend généralement du niveau de ressources et de la localité de chaque ménage.
  • Le crédit travaux : un prêt à la consommation octroyé aux particuliers par des banques, pour financer ses travaux de rénovation. Toutefois, il est important de faire plusieurs comparaisons sur le taux et les conditions des banques, pour que le paiement de la mensualité ne soit pas trop lourd.

Les travaux de rénovation doivent primordialement être réalisés par un artisan RGE ou reconnus Garant de l’Environnement. Cette condition garantit votre éligibilité aux aides de l’État ou des organismes privés, des aides de l’ANAH, des aides locales...

 

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